
Octobre 2005, Pékin et ses environs s'offrent à nous. Pendant deux semaines, nous déambulons entre modernité époustouflante et traditions millénaires.
En guise d'aventures, nous empruntons la route du charbon...
Samedi 22 octobre 2005
Prenez sa masse imposante, multipliez-là par son taux de croissance au carré, vous obtenez une Chine en pleine accélération en cet automne 2005.
Dans la foule compacte et frénétique de l’aéroport de Pékin, les idéogrammes virevoltent d’affichettes en panneaux. L’aéroport : cet espace de rencontre de tous les gens qui se séparent, et de séparation de tous ceux qui viennent de se rencontrer.
DuYi, muni de sa petite pancarte d’accueil, nous a repérés facilement. Etait-ce à notre air ahuri ou à l’odeur de notre sac rempli de fromages et de saucissons ? Sans doute un subtil mélange des deux.
Nous faisons connaissance de Bertrand, notre compagnon de week-end, fraîchement débarqué de Shanghai après un détour par Singapour. Direction East Gate Plaza, la résidence de nos rois du pétrole à nous, Marc & Céline, Juliette & Raphaël.

Dans un pays en perpétuel mouvement, il faut savoir tenir le rythme. À 14h, nous sommes au sommet du Temple de la Cloche. À 15h, nous étudions le calendrier solaire et lunaire dans le Temple des Tambours. À 16h, nous déambulons tous ensemble dans les derniers quartiers traditionnels de Pékin, les hùtongs. À 17h, petite sieste. Il est 21h lorsque nous arrivons à East Lake pour une soirée d ‘expatriés autour du thème ancestral du vin et du fromage. À minuit, Suzie Wong nous présente à Ben. « Ben dit donc ! » nous dit-il. Sur le coup de 25h, un petit coup au Poachers avant de rejoindre à 26h le Butterfly pour une partie de dès. À 27h, Marc a un gage : il doit demander au petit marchand ambulant de DVD le fake de « Lost in Translation ». À 28h, après que Marc, tout de cuir vêtu, ait cambriolé son propre appartement, nous pouvons enfin nous coucher. Il n’y aura pas besoin de compter les petits Chinois pour s’endormir ce soir.