
Au printemps dernier, nous avons choisi d’aller faire une randonnée de quatre jours dans les Pyrénées pour découvrir la réserve du Néouvielle.
Située dans le prolongement du parc national de Pyrénées, étagée entre 1800 et 3091 mètres d’altitude, elle comporte une multitude de lacs et de laquets, ainsi qu’une faune et une flore très riches.
J1/ Après une nuit au bord du lac d’Orédon nous montons vers les Laquettes d’Aumar et d’Aubert. Le temps est chargé mais il ne pleut pas. Nous prenons notre temps et essayons de profiter de la sérénité des lieux

Nous poursuivons vers les lacs jumeaux et apercevons deux pêcheurs au bord du lac d’Aumar. À la pause de midi le soleil tape si fort que nous sommes obligés de nous mettre à l’ombre car il nous assomme.
Durant l’après midi nous rejoignons le lac de Gourguet pour finalement planter le bivouac près d’une cabane au dessous du lac. Peu après avoir monté la tente, le temps se gâte et la pluie arrive. Nous courrons nous réfugier dans ce qui reste de la cabane pour manger et y passer la soirée avant d’aller dormir sous la tente.
J2/ Après une nuit pluvieuse nous démontons la tente sous un soleil rapidement couvert par les nuages. Mais heureusement la pluie nous épargne, et nous laisse aprécier la beauté des lieux. Tranquillement nous nous dirigeons vers les lacs de Bastanets en passsant par les Laquettes de Port-Bielh.
Dans une montée, peu avant d’apercevoir le lac supérieur de Bastan, je manque de marcher sur une salamandre. Comme elle n’est pas encore bien réveillée après l’hiver elle se laisse observer avant de filer entre les rochers.


A midi alors que nous mangeons au chaud au refuge de Bastan, la pluie nous rattrape. Pour continuer notre chemin nous attendons une accalmie, mais malheureusement elle n’est que de courte durée et nous nous retrouvons rapidement sous la pluie à gravir le col de Bastanet. Toute cette eau qui tombe ramolit la neige et nous complique la tâche, à chaque pas il faut déployer le double d’énergie pour avancer.
Malgré la pluie qui continue, la descente au refuge de Campana de Cloutou depuis le col est très agréable. C’est une succession de micro vallées se déversant les unes dans les autres. Par temps clair le paysage doit être magique.
Finalement nous débarquons au refuge de Campana, dégoulinant, et bien heureux de le trouver pour se sécher auprès du poêle. Ensuite nous laissons filer le temps et la pluie en compagnie du gardien et de 2 pêcheurs.
J3/ Après une bonne nuit passée au refuge nous attaquons la descente vers Artigues où se succèdent les lacs et les barrages. Comme le temps se maintient au beau nous prenons notre temps et observons la flore le long du chemin.


En début d’après midi la pluie refait son apparition. Nous traçons donc vers la grange d’Arizes. En montant nous croisons un éleveur, j’en profite pour lui demander comment est la grange indiquée sur ma carte et si elle est ouverte. Il me répond que c’est chez lui et qu’il garde une partie ouverte pour les gens de passage : Génial ! Une fois de plus nous laissons la soirée s’écouler en regardant la pluie tomber et les chevaux en liberté au pied du pic du Midi de Bigorre.
J4/ Aujourd’hui est une longue journée. Nous devons rallier la station du Hautacam. Les jours précédents ayant été écourtés, c’est plus de 20km et 2 cols à plus de 2300m qui nous attendent. A 7h30 nous sommes donc déjà en route, le temps est dégagé et nous sortons même les lunettes de soleil.

Vers 12h nous tombons face au col d’Aoube qui, d’où nous sommes, semble infranchissable sans équipement : le haut du col est recouvert par une grosse congère. En plus pour ne rien arranger les nuages montent !
Après 15 minutes de réflexion et après avoir repéré des traces sur la droite du col nous décidons de nous lancer. Rapidement nous arrivons juste en dessous de la congère et quelques courbettes sur le rocher plus tard nous foulons le col ... qui est complètement déneigé coté lac Bleu.
La suite de la journée est paisible et pratiquement sans pluie. Arrivés au lac bleu nous faisons même une pause au soleil. Finalement après plus de 11h de marche sans se presser et sans pluie, nous atteignons le col de Tramassel.
Malgré le temps peu clément pour la saison cette balade nous aura enchantée du début jusqu’à la fin grâce à la richesse et la diversité des paysages.