Bangkok en deux motsCapitale de la Thaïlande depuis 1782, le nom entier de Bangkok est : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : « Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn ».
A mon arrivée dans la capitale, je suis saisi par la densité de la population et de la circulation : les rues sont pleines de gens à pied, à vélo ou en voiture. C‘est moderne et peu attrayant au premier abord. Il y fait chaud et moite, un vrai climat d’Asie du sud est.
Bangkok est traversée par le fleuve Chayo Phraya qui détermine les deux grandes zones de la ville, la rive droite (l'ancien Thonburi) parcourue de nombreux khlongs, et la rive gauche où se trouve la ville moderne.
Mini croisière sur les Khlongs de BangkokA l’ouest de Chayo Praya, le quartier de Thonburi est parcouru par un réseau de canaux (khlongs) bordé de maisons sur pilotis et de wats.
Au 19ème siècle, Bangkok possédait déjà un réseau complexe de canaux qui servait de voies principales de transport et de commerce. Ce qui a valu à Bangkok le surnom de Venise de l'Asie.
Il est toujours possible de partir à la découverte du fleuve et de ses canaux qui offrent aux visiteurs un aperçu de la vie sur le fleuve au cours des siècles passés. Les thaïlandais les utilisent toujours pour échapper aux interminables embouteillages de la capitale.
Depuis Tha Maharat, le bateau à longue-queue passe devant le musée national des Barges Royales et pénètre dans les khlongs où le paysage devient plus pittoresque. Nous longeons les maisons sur pilotis et assistons à des scènes de la vie quotidienne : les uns font la sieste ou téléphonent, les autres mangent ou font signes à notre passage.
Visite du Wat ArunDe retour sur Chao Praya, nous faisons une halte au Wat Arun (« Temple de l’aube »). Datant de la période d’Ayutthaya (1782-1809), ce temple fut agrandi par les Rois Rama II et Rama III, puis rénové sous le règne du Roi Rama IV.
Le principal centre d’intérêt de ce wat est son prang central, haut de 79 mètres et orné de pièces de porcelaine incrustées. Il repose sur trois terrasses superposées, entourées de quatre prangs plus petits, eux même encadrés de quatre mondop. L’ensemble représente l’univers bouddhiste et les quatre océans du monde.
Si Bangkok déroute à première vue, la ville recèle des trésors architecturaux et culinaires pour qui veut bien se donner la peine de les voir. Une autre fois sans aucun doute…