Mercredi 18 juillet15h20, déjà 4 heures de vol. Un déjeuner poisson sans goût mais sans arrêtes (c'est pour contrer l'inévitable "bœuf ou pâtes").
Le voyage aura débuté avec sa dose d'adrénaline… Personne à l'enregistrement, chic ! Et là je suis abordée par un steward "le vol est plein, accepteriez-vous de prendre le prochain ?" Dans l'absolu pourquoi pas, mais ma copine est déjà enregistrée elle. Sauf qu'au comptoir on m'annonce sans aucun remord que le vol est complet et que je suis en liste d'attente. Je saurai à 9h15 si je pars ou non. Là Aventuria vient de se prendre une mauvaise note et je commence à rédiger ma lettre de réclamation dans ma tête. Je plaide mon cas, en expliquant que je ne pars pas seule. L'hôtesse comprend et ajoute une note sur le dossier. Le steward m'explique qu'il leur faut 5 volontaires pour laisser leur place. Il finit par me dire que ça devrait néanmoins aller car des vols en correspondance sont en retard. Par contre, je suis à 12 kgs. Là j'ai fait très fort (c'est le maximum à cause de l'avion brousse).
Quelque peu énervée, je pars me prendre un café tout en me disant que je ferais mieux de me presser. Devant moi, un russe demande une vodka-coca. "Grande vodka", le verre de 25 cl plein. Il est 8h30 du matin. Il se fâche quand la serveuse lui réclame 30 euros. Les gens derrière moi sont consternés (faut-il avoir de la peine pour lui ?) et je pars à l'immigration, mon café à la main. J'aurais bien le temps de le finir avant de passer la douane. Je retrouve Laurence à qui j'explique la situation et qui dégaine son portable pour appeler Aventuria. Ils ont de la chance d'ouvrir tard…
Passage sans histoire à la sécurité, assez rapide malgré le monde (j'ai réussi à me faufiler dans un comptoir caché derrière une colonne que personne ne voyait) ; pour une fois je n'ai pas mes chaussures de randonnée aux pieds et j'ai enlevé la ceinture avant qu'on ne me le demande. Je rattrape Laurence qui avait prévu d'aller faire bouger les choses (comme je m'y attendais).
Suite à l'effondrement d'une partie du terminal E, ils ont construit un terminal provisoire pour lequel il faut emprunter le bus. En attendant le bus, on explique à l'hôtesse que je suis toujours en attente de confirmation. Elle vérifie et me dit que je suis confirmée sur le vol. Elle parvient même à me mettre à côté de Laurence : hublot et milieu. Beurk… D'autant que je serai coincée par un ado format américain qui dormira tout le temps. Mais bon, je suis à bord, je ne vais pas me plaindre. Et le hublot nous permet d'admirer le désert jusqu'à plus soif. Ceci dit, les décharges d'adrénaline j'aimerais autant me les faire en sautant à l'élastique.
Arrivée sans encombre à Johannesburg et passage en douane avec une facilité déconcertante. Je me doutais qu'on trouverait une navette pour l'hôtel assez facilement, mais finalement ça a été encore plus simple : on nous attendait avec une pancarte à notre nom (là c'est Laurence qui est bluffée). Et c'est parti pour un marathon à suivre notre chauffeur jusqu'au minibus où le départ s'avère quelque peu laborieux à cause de hollandais qui apparemment n'étaient pas dans le même hôtel. Bienvenue en Afrique !