Sa population : c'est bien le principal intérêt d'un voyage à Madagascar. On a toujours rencontré des gens souriants, accueillants. Dans les villages, on avait tous les gamins qui venait dire bonjour au vazahas (dire vaza ; en fait l'étranger, et donc, le riche étranger blanc mais jamais on ne s'est senti en insécurité, on était le vazaha mais pas la tirelire à voler ou escroquer) mais sans tendre la main pour mendier, simplement parce que l'on était devenu l'attraction du village. Et comme il n'y a pratiquement pas la barrière de la langue (les jeunes ne maîtrisent plus trop le français, mais c'est assez rare), le contact n'est que plus aisé.
Sa gastronomie : C'est curieux mais on ne s'attendait pas à manger du foie gras à Madagascar ! Quand on dit ça à quelqu'un du sud-ouest de la France, il nous réplique, ce n'est pas possible, du foie gras sous les tropiques, il ne doit pas être bon ! Et pourtant, dans les Hautes Terres, on fabrique un très bon foie gras et a un prix défiant toute concurrence. Et en plus, celui-ci rentre dans la composition de nombreux plats (poisson grillé sauce foie gras, c'est surprenant mais ce n'est vraiment pas mauvais). Le foie gras à la vanille, voilà une préparation du foie gras que l'on aurait du mal à trouver dans un restaurant du sud-ouest et pourtant, c'est très bon. Mais, il n'y a pas que le foie gras, lorsque nous avons fait des excursions organisées par des pêcheurs de Nosy Be, nous avons mangé : poisson grillé au curry, crabe, riz au lait de noix de coco, etc, etc... Bref, nous avons toujours très bien mangé, et même lorsque c'était Bolly qui préparait le repas au campement !
Le Rhum : on va finir par croire que l'on est alcoolique. Le rhum malgache ne vaudra jamais un Bologne ou un Neisson des Antilles Françaises, mais on trouve de très bons rhums arrangés (l'avantage par rapport à la Réunion où ils ne peuvent pas commercialiser leur rhum arrangé). Goûtez au Mangoustan. Chaque restaurant a sa collection de rhums arrangés maison (à la fraise, aux fruits tropicaux, à la sardine... euh, oui, on a vu des sardines dans une bouteille de rhum mais personne n'en prenait)
L'artisanat : lorsque l'on voyage, nous achetons rarement des souvenirs sur place (généralement, on est avec un sac à dos archi-plein) mais à Madagascar (surtout le marché artisanal à l'entrée d'Antananarivo), on trouve des produits particulièrement bien réalisés : on a ramené un jeu de fanorona, très bien sculpté, avec des petits tiroirs pour ranger les petits cailloux, de la vanerie (un sac, des chapeaux, d'ailleurs tous les sacs en vannerie que vous trouvez à la Réunion, viennent de Madagascar) et une magnifique nappe brodée que l'on n'ose pas sortir de peur de l'abîmer). Tout est à marchander mais regarder bien le temps qu'il faut pour réaliser ces articles avant de tirer les prix vers le bas (de toute façon, payer 10.000 francs malgaches quelque chose qui n'en vaudrait que 5.000 ne vous ruinera pas...)
Les Lémuriens : c'était quand même la raison première de ce voyage. La réserve d'Ankarafantsika est incontournable. Sur Nosy Koba ou Nosy Be, on a pu donner à manger à ces primates et les caresser (bon, ce n'est pas bien, il faut le dire). Magique ! Mais, il n'y a pas que les lémuriens.
Les plongées : On a pu faire deux plongées à Nosy Be (un peu gâchées par les effets de la Savarine) mais la journée de Palmes-Masque-Tuba à Nosy Tanikely nous laisse un souvenir inoubliable, dans 1 m d'eau : langoustes, poisson perroquets, tortues... Un rêve : revenir à Madagascar pour faire les Tsingys du Nord et une croisière plongée dans les Mitsios !