Jeudi 20 avril – Paris – Buenos-Aires (vol)
Encore un voyage qui commence bien, arrivée en temps record à Roissy avec un incident inédit : accident de Roissybus qui s'est fait rentrer dedans (ou le contraire) par un car de flics. Vitre défoncée, mais pas de blessé ; on était à l'arrêt, je pense que le car a soit lâché ses freins, soit reculé et comme on était tout près… Coup de chance pour moi j'étais pile poil devant le bon terminal et même les bons guichets d'enregistrement.
Embarquement à l'heure avec un nouveau gag de taille (ça promet pour la suite). L'avion n'étant pas en abord de terminal nous avons pris un bus pour aller à bord et là le chauffeur a loupé l'avion et continué tout droit. Résultat, demi-tour et les uruguayens assis à côté de moi (je reconnaîtrais leur accent n'importe où) de commencer à délirer. "Si jamais il monte à bord et prend les commandes de l'avion, méfiez-vous" "Si quand vous descendez de l'avion vous ne voyez que des chinois en descendant c'est que c'était pas le bon avion"…
Vendredi 21 avril – Buenos-Aires – Mendoza (suite du vol)
13h20 heure locale, en route (enfin, en vol) pour Mendoza. Malgré une manif sur l'autoroute (apparemment les chauffeurs de bus demandent des possibilités de travailler plus librement sur plusieurs régions – dans ce continent le système des bus est des plus perturbants) encadré par les CRS locaux en plus grand nombre que les manifestants, nous arrivons à l'heure annoncée à Aeroparque. Et là surprise, nous n'avons droit qu'à 15 kg de bagages. C'était noté sur le billet mais bien sûr aucune de nous (je voyage avec Clotilde, la seule fille du groupe) n'avait regardé… et évidemment nous sommes toutes les deux à 21. Ce qui m'a énervé c'est que l'hôtesse a enregistré les bagages avant de m'annoncer qu'il nous faudrait payer. J'ai bien essayé de négocier pour obtenir de passer mais rien n'y a fait, pas vraiment compréhensifs et comme il n'y a pas d'accords entre Air France et Aerolineas ils se fichent que nous venions avec 20 kgs autorisés depuis Paris. Finalement beaucoup d'énervement pour rien dans la mesure où le kilo supplémentaire ne coûte que 3 pesos… ouf !
13h20 de vol entre Paris et Buenos Aires, près de deux heures entre Buenos Aires et Mendoza, cinq heures d'escale dans la capitale et 1h20 de car entre les deux aéroports… nous ne sommes pas mécontentes d'être enfin arrivées.
Samedi 22 avril – Entre filles à Mendoza
Et c'est parti pour une journée de tourisme urbain entre filles. La ville ayant été détruite au début du XIXème, elle a été totalement reconstruite autour d'une place centrale, la Place d'Indépendance, et quatre places situées aux angles à distance égale. Ce grand carré défini le centre ville où se trouvent les coins à visiter et les boutiques. Nous lèche-vitrinons à souhait, faisons quelques achats. Il n'y a pas trop de monde, dans ces pays les gens vivent plus tard. A la fin de la matinée nous avons fini le tour du centre et après avoir posé nos courses à l'hôtel décidons de partir pour le parc San Martin et nous trouver une gargote pour déjeuner. Ca a d'ailleurs été ça. Ayant tourné le dos au coin plus touristique nous nous arrêtons dans une sorte de petit fast food local où pour 8.50 pesos (pour les deux) nous mangeons un hamburger géant accompagné d'un litre de bière. Va être fraîche la visite de l'après-midi ! Clotilde ne s'est toujours pas remise du coup de la bière. Elle s'attendait à un verre, voire une petite bouteille, certainement pas à un litre entier !
Nous nous promenons dans le parc San Martin, superbe, décrit par tous les guides comme l'endroit de Mendoza à ne surtout pas rater. Il est immense donc à pied, impossible d'aller bien loin mais nous profitons d'un après-midi très ensoleillée à marcher dans les allées ombragées. Nous poursuivons notre visite du parc puis du sud de la ville, dans un quartier résidentiel avec des maisons à tomber par terre. Mendoza fait partie des villes riches du pays, ça se voit. Bonjour les baraques !

Nous repassons par les rues commerçantes beaucoup plus animées en fin d'après-midi. Les kiosques des artisans sur la Place d'Indépendance sont ouverts. Nous restons assister à un numéro de clowns-acrobates-jongleurs où j'essaie de traduire les meilleures blagues à Clotilde, mais c'est surtout visuel, ça aide. L'air s'est rafraîchi et comme nous avons carrément eu chaud à un moment dans l'après-midi la différence se fait sentir… la fatigue aussi sans doute. On a sacrément crapahuté. Je propose à Clotilde de goûter à une parillada (il y a plein de restaurants autour de l'hôtel), accompagnée d'un buffet de salade et d'une empanadilla. Des légumes (pour notre plus grand plaisir) et des spécialités, tout ce qu'il faut pour un premier contact avec la cuisine argentine, le tout pour 37 pesos chacun, eau comprise.