
L’Islande, comme le reste du monde, a été façonné à partir des quatre éléments primordiaux. Mais, alors qu’ailleurs, le temps et les hommes les ont remodelés ou apprivoisés, ici, ils sont restés à l’état brut. Situé à la frontière de trois aires géographiques – arctique, américaine et européenne –, l'Islande est le paradis des oiseaux marins.
Introduction
L’air : pur, puissant, comme directement sorti des poumons d’Eol. Il est l’élément déterminant du climat à tel point que le dicton favori des islandais est « Le temps ne vous plaît pas ? Attendez cinq minutes… » Et comment parler de l’air sans mentionner ses hôtes : les oiseaux ? Avec ses colonies de plusieurs millions d’individus, ils sont les véritables habitants de cette île qui, grande comme un cinquième de la France ne compte que 283,000 âmes…
L’eau est présente sous toutes ses formes. Liquide d’abord avec ses (fréquentes) pluies et autres crachins mais aussi ses innombrables ruisseaux, lacs, fjords et cascades. La bande côtière coincée au sud entre le grand glacier et l’océan est une immense plaine alluviale sillonnée par des dizaines de cours d’eau. La vapeur ensuite car l’Islande est un haut lieu du
volcanisme et l’ont y aperçoit souvent fumerolles, solfatares, marmites de boue et même quelques geysers dont l’un des plus prestigieux se trouve près de la bourgade de Geysir qui a ainsi donné son nom au phénomène… La glace enfin car l’Islande possède de nombreux glaciers dont le Vatnajökull, le plus grand d’Europe.
La terre : l’Islande est avant tout un univers minéral : le sable, les rochers et les champs de lave recouvrent la plus grande partie du pays ; a tel point que la Nasa envoya ses cosmonautes lors des missions Apollo dans le centre du pays pour qu’ils s’habituent aux paysages lunaires !
Le feu a forgé l’Islande au cours de son histoire géologique et continue a le faire aujourd’hui : située à cheval sur le rift (frontière entre les plaques tectoniques eurasiennes et américaines qui s‘éloignent inexorablement) elle est souvent le théâtre d’éruptions volcaniques aussi spectaculaires que dévastatrices. Dernière en date, celle qui a vu naître en 1963 l’île Surtsay, l’une des plus jeunes au monde. Vivant sur une véritable marmite, les habitants n’en ont pas moins réussi à en tirer parti : 85 % des besoins en chauffage sont couverts par l’énergie géothermique. De plus, les piscines thermales sont aussi nombreuses … qu’abordables.
L’avifaune
L’Islande se situe à la frontière de trois aires géographiques – arctique, américaine et européenne – auxquelles correspondent des avifaunes particulières. De fait, si la plupart des oiseaux présents en Islande se rencontrent aussi en Scandinavie et jusqu’en Europe moyenne, certains appartiennent à la zone arctique ou au Groenland, voire à l’Amérique du Nord pour une poignée d’espèces.
Parmi les quelques trois cents espèces d’oiseaux observées en Islande à ce jour, seules soixante-dix d’entre elles s’y reproduisent. C’est peu et cela s’explique par le faible nombre de passereaux. En effet, par l’absence quasi totale de couverture forestière et une certaine carence en insectes, l’île convient d’avantage aux oiseaux marins qu’aux passereaux. Alors qu’à l’échelle mondiale, ceux-ci représentent 60% de l’avifaune, cette proportion tombe ici à 17%.
Itinéraire
