
Carnet d’une expédition saharienne au cœur du désert Libyque d’Egypte sur les traces des grandes caravanes reliant l’oasis de Dakhla à Koufra en Libye et des grands explorateurs du début du Xxe siècle.
Parti du Caire, le groupe traversa le Désert blanc avant de s’engouffrer dans le cœur du désert libyque et d’atteindre le mythique plateau du Gilf Kébir à la frontière du Soudan et de la Libye. Une semaine durant, nous l’avons visité à pied et en 4x4. En remontant vers le nord, nous avons traversé la Grande mer de sable, cet océan doré où par endroit on peut trouver le fameux verre libyque. C’est par l’oasis de Siwa et Alexandrie que le périple s’acheva. Place au récit de cette aventure…
Prologue L’Egypte est un des pays les plus touristiques au monde. Bons nombres de voyageurs se rendent dans la vallée du Nil pour y admirer les vestiges de l’époque pharaonique ou sur les côtes de la mer rouge entre Hurghada et Sharm el Cheikh pour les plaisirs de la plage et des fonds sous-marins.
L’Egypte est pourtant à 94 % de son territoire un pays de désert. A l'est de la vallée du Nil se trouve le désert d'Arabie, à l'ouest le désert Libyque, lieu de l’expédition.
Le terme même de désert libyque mérite qu’on s’y attarde. Il ne renvoie pas au pays (on utiliserait le mot libyen) mais désigne une région géographique à cheval sur la Libye (ouest), l’Egypte (est) et le Soudan (nord). Il correspond en réalité à la zone du Sahara Oriental.
Le Désert Libyque est constitué de zones très diversifiées. Citons le désert blanc et ses champignons de calcaire, l’immensité sablonneuse de la Grande mer de sable, les plateaux rocheux du Gilf el Kebir et le massif granitique de l’Uweinat.
Cette partie désertique de l'Egypte est une des zones les moins fréquentées du Sahara. La région n’est d’ailleurs apparu sur les cartes qu’en 1932. Le désert Libyque restera d’ailleurs fermé aux explorations jusqu’au premier quart du Xxe siècle. L’avion et surtout la voiture permettront de s’infiltrer au cœur d’un territoire jusque là interdit aux voyageurs. Auparavant, seules les immenses caravanes chamelières entre les oasis de Koufra en Libye et Dakhla en Egypte s’aventuraient sur ces terres hostiles d’une extrême aridité.
Lors de ce voyage, nous nous sommes aventurés, un peu, sur les traces de ses chameliers et explorateurs. En voici le récit.