
A travers le hublot
Vendredi 29 juin 2006
J’aperçois pour la première fois, à travers le hublot, les côtes sud de l’Islande. Le sol est rouge ocre et il n’y a pas un arbre. Alors que l’avion sort son train d’atterrissage, j’essaie de réaliser ce que je m’apprête à faire ; un mois et demi à vélo pour faire le tour de cette île volcanique. Certes, ça doit faire depuis l’âge de 13 ou 14 ans, après avoir lu « Voyage au centre de la terre », de Jules Verne, que je rêvais de venir ici, mais je n’avais pas imaginé un seul jour en faire le tour à vélo.
Arrivé à l’aéroport de Keflavik à 23h, le bus m’emmène à 50 kilomètres de là, à l’auberge de jeunesse de Reykjavik. Première particularité qui fait que je me crois sur une autre planète, il fait grand jour. Arrivé à la capitale européenne la plus au nord, vers minuit, il fait à peine plus sombre mais pas nuit. En fait, il ne fera jamais nuit, l’aube succèdera au crépuscule.
Une fois dans ma chambre que je partage avec cinq autres personnes, qui dorment déjà à poings fermés, je commence à déballer silencieusement mes affaires. Puis, malgré mon appréhension du lendemain, je m’endors aussitôt.
Sixième du Concours de Carnets de Voyage 2006 organisé par
I-Voyages en partenariat avec
A Cheval en Corse,
Carnets d'Aventures,
Chemins du Rêve,
Editions Complicités,
Europe Active,
Forum tour du Monde,
Khyam,
Let's Talk,
Patrick Chatelier et
Rêves et Nature