Publicité


Zone Membre


Participez

Partagez votre passion du voyage en publiant vos carnets de voyage, photos, fonds d'écran et actualités voyage.

Nombreux lots à gagner : voyage au Hoggar, guides de voyage, T-shirts... en partenariat avec :





en savoir plus...

Recherche


Newsletter


Html Text

Photo du Mois

La photo vainqueur est "Jeune bontebok têtant".


Le mois prochain, un nouveau Guide du Routard à gagner !
En savoir plus...

I-Voyages sur :



Sites à visiter

Trekking
Passe-Voyages
Photos de Voyage
Comparateur-Voyage
Itinérances
Annuaire Carnets de Voyage
Namibie Voyage
Kilimandjaro Inooi
E-Voyageur
Uniterre
Carnets-Voyage
Afrikabidon

Comparateur Voyages


Comparateur Voyages Sportifs


Comparateur Camping Mobil-Home


Derniers carnets


Dernières actualités


Partenaires

Allibert - Club Aventure - Nomade Aventure - Pedibus - Sur les Hauteurs - Visages-Trekking - Voyageurs du Monde

Accor Hôtels - Amazon - Ebookers - Go Voyages - Lastminute - Look Voyages - Liligo - Marmara - Nouvelles Frontières - Opodo - Pierre & Vacances - Promovacances - Terminal A - Voyages SNCF
Autres Partenaires

Nos flux Rss

P&V_famille hiver 2010_234x60
Economisez 100€ sur l'ensemble des résidences Pierre & Vacances Resort cet été avec le code 8244 !

Voyages SNCF
Bon de réduction Séjour de 40 € pour un achat de plus de 800€TTC (offre valable jusqu'au 30 juin 2010)


5% de réduction supplémentaire chez Marmara avec le code REACT2010 !



Accueil Articles - Top Articles - Derniers Articles

Rêveries indochinoises

01/10/2006 - Lu 4794 fois
Deux jours d’aventure ferroviaire entre Ho-Chi-Minh et Hanoi : une extraordinaire introduction au Vietnam. Carnet de voyage au Vietnam.



Accès au train

J'ai laissé derrière moi les rues d'Ho-chi-minh, véritable tourbillon de vie pour ces habitants animés par une volonté de vivre extraordinaire. Les mouvements de la foule qui se déplace à bicyclette, le bruit incessant des motocyclettes, et les cyclo-pousses qui se frayent un passage au travers de ce labyrinthe à grands renforts de coups de klaxon ne sont plus qu'un souvenir. Les hauts-parleurs à la voix grésillante nous font savoir que le train en direction d'Hanoi est annoncé avec deux heures de retard. La salle d'attente des voyageurs en partance pour la capitale du Sud est silencieuse en ce jour pluvieux de début de mousson. Nul ne semble pressé à vouloir rejoindre le wagon qui nous abritera durant ces deux prochains jours.

Tous les regards convergent vers cette européenne qui, pour tuer le temps, joue au yam. Quelques "lingso" (russe) parfois murmurés auxquels je réponds par un retentissant "phap !" (français !) . Les russes en effet, venus massivement aider la République Socialiste du Vietnam depuis le milieu des années soixante dix, n'ont jamais reçu un accueil très favorable de la population du Sud, pro-américaine. Fermé aux occidentaux jusqu'au début des années quatre-vingt-dix, ce pays n'a que très occasionnellement eu la visite de touristes étrangers. C'est la raison pour laquelle les vietnamiens encore peu habitués à voir des voyageurs, nous affublent de ce surnom peu courtois qu'un simple mot de notre part efface: L'Indochine française est encore présente dans de nombreuses mémoires. Synonyme de prospérité pour certains, elle est bien souvent regrettée par l'ancienne génération qui a gardé un bon souvenir de cette époque.

Soudain un mouvement de foule vers la porte d'accès aux quais : le train rentre en gare. C'est une véritable course pour atteindre dans les premiers les wagons inoccupés destinés à cet arrêt. Le chemin pour y parvenir est semé d'embûches : Valises en attente sur le quel, chariots ambulants, paniers... les paquets les moins volumineux volent littéralement par les fenêtres pour marquer au plus vite le territoire. L 'appréhension de ne pas avoir de places assises est telle que tout sentiment humain est momentanément oublié. chacun pour soi !

Une tête anormalement basse à mes pieds : c'est un cul de jette qui, se déplaçant à l'aide des mains, se dépêche comme les autres de gagner sa place.

Dans le wagon, le porte-bagages suspendu se remplit peu a peu . des paquets les plus hétéroclites y prennent place, tandis que les voyageurs s'empressent de glisser entre les rangées de sièges, de volumineux sacs qui, s'ils gênent ceux qui sont assis, ne doivent en aucun cas entraver la circulation dans le couloir. Chapeaux de riz suspendus, sacs à provisions installés, effets personnels casés, la tension qui émanait de chacun baisse enfin, les sourires se dessinent à nouveau sur les visages. Les voyageurs se font face assis sur des banquettes de bois : au nombre de trois Ils sont installés les uns à côté des autres, de part et d'autre de l'allée centrale.

Après que chacun ait Installé son territoire, les présentations peuvent enfin se faire. Étudiants, hommes d'affaires, familles en visite, les raisons de voyager sont multiples. Un grand-père de soixante-quinze ans accompagné de sa petite fille s'en retourne chez lui. Assis en face de moi, Il saisit l'occasion de ma présence pour se rappeler son français en m'évoquant des souvenirs de jeunesse lorsqu'il était étudiant au lycée de Saigon. Un sourire illumine son visage tandis qu'il me parle de ses enfants installés à Saigon, voila un homme heureux.


Texte et photos : Marie-Laure Vairelles, photographe (reportage et montage)
Auteur : mlvareilles | Travels : 0 | infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur