L'archipel des Galapagos est situé dans le Pacifique, à environ 1000 km des côtes de l'Equateur. Vieux de 3 millions d'années, il est constitué d'une vingtaine d'îles volcaniques et de nombreux îlots, qui n'ont jamais été en contact avec le continent. Les paysages, sauvages et désertiques, se composent de plateaux rocheux, de champs de lave, et de falaises. La flore, souvent rare et clairsemée, est surtout représentée par les cactus géants et le sésuvium. En altitude, où les pluies et les brumes sont abondantes, s'est développée une végétation luxuriante, où les scalésias côtoient les mousses épiphytes. C'est en 1835, lors de son périple sur le Beagle, que le jeune naturaliste Charles Darwin découvre la faune extraordinaire des îles Galapagos. Ici, le temps semble s'être arrêté. Iguanes marins, tortues géantes et surtout pinsons, permettent à Darwin d'affiner sa théorie de l'évolution par la sélection naturelle et la pression du milieu. En 1859, il publie son fameux livre « L'origine des espèces ». Depuis 1959, les îles Galapagos sont classées « Parc National ». En 1978, l'archipel est déclaré « Patrimoine de l'Humanité » par l'UNESCO.
La météo fut en général très agréable. Les températures parfois un peu fraîches le matin ou le soir, montaient rapidement sous le chaud soleil. Le ciel souvent clair, était parfois voilé le matin ou le soir. Nous n'avons subi aucune précipitation, le vent était pratiquement toujours calme, voire inexistant.
Le 23 avril
Je retrouve le groupe et notre accompagnateur à l'aéroport Charles de Gaulle et nous décollons pour Amsterdam, puis vers l'Equateur.
Le 24 avril
Après une escale à Bonaire dans les Antilles Néerlandaises, nous atterrissons à Guayaquil au sud-ouest de l'Equateur.
En attendant notre vol vers les Galapagos, je pars, accompagné d'un collègue ornitho, observer mes premières espèces autour de l'aéroport. Nous arrivons à identifier des urubus à tête rouge, hérons gardeboeufs, grandes aigrettes, tourterelles oreillardes. Sans guide d'identification, nous ne pouvons mettre un nom sur les hirondelles, perruches, tyrans, frégates que nous observons.
Nous prenons enfin la direction des Galapagos et atteignons l'aéroport de Baltra 24 heures après notre départ de Paris.
Après avoir acquitté les 100 USD d'entrée et avoir satisfait à la fouille (très succincte) de nos sacs, nous faisons connaissance de Harry, notre guide naturaliste local.
La première espèce observée est le géospize fuligineux, une des 13 espèces de pinsons de Darwin aux alentours et dans l'aérogare.
Nous prenons le bus vers le canal d'Itabaca situé entre Baltra et Santa Cruz. Nous y observons les premiers oiseaux de mer : noddi brun, pélican brun, fou à pieds bleus, puffin des Galapagos.
Nous traversons le canal pour embarquer sur l'Angélique, un ancien bateau-baleinier maintenant dévolu à des activités plus pacifiques. Nous nous installons dans nos cabines équipées de l'air conditionné et entamons la navigation vers Seymour Nord, un îlot situé au Nord de Baltra.
Durant la navigation, les frégates nous accompagnent, se posant souvent sur les mats du bateau. L'identification entre les deux espèces est assez difficile, mais il m'a semblé qu'il s'agissait principalement de la Frégate superbe.
Les autres oiseaux toujours aperçus lors de nos navigations sont les océanites, la plus courante étant l'océanite d'Elliot, puis l'océanite téthys et l'océanite de Castro qui est difficile à distinguer de la première.
Nous abordons sur Seymour Nord et Harry nous indique les règles à suivre :
- ne pas sortir des chemins balisés de piquets blancs, des panneaux STOP nous indiquant les limites à ne pas dépasser,
- rester groupés avec le guide (Harry restera assez souple sur ce point),
- ne rien ramasser
Nous découvrons alors la magie unique des Galapagos, les animaux sont là, à quelques mètres voire centimètres de nous. Ils n'ont absolument pas peur de l'Homme et semblent nous ignorer. Une mouette à queue fourchue est posée à côté de notre débarquement, elle sera encore là quand nous repartirons.
Elle est accompagnée par un tournepierre à collier, des lions de mer et des crabes rouges dont la couleur est mise en valeur sur les rochers volcaniques noirs.

Sur cette île nichent les frégates du Pacifique dont les mâles rivalisent en gonflant la poche rouge située sous leur cou. Les fous à pieds bleus paradent en montrant la couleur turquoise de leurs pattes et pointant les ailes et le bec vers le ciel.
Nous observons également notre première tourterelle des Galapagos ainsi qu'un iguane terrestre.
Nous regagnons le bateau, les yeux (et les cartes mémoires !!) déjà pleins d'images. La nuit tombée, les projecteurs du bateau sont allumés en attirent les poissons ainsi que leurs prédateurs : pélicans bruns, lions de mer, requins ainsi qu'un serpent de mer. Sur le pont, nous trouvons un puffin des Galapagos qui semble épuisé ou blessé. Le lendemain, il aura disparu.
Comme nous en prendrons l'habitude, Harry nous présent le programme du lendemain, les îles visitées, les animaux à observer.
Nous entamons une longue navigation de nuit vers Genovesa au Nord. J'ai du mal à trouver le sommeil à cause du bruit et des vibrations du moteur.
Plus de photos et d'autres voyages sur mon site : http://www.chezfred.info/