Aguerzaka - Amejgag
Durée : 7h00 (petites pauses comprises)
Dénivelé + : 560 m
Dénivelé - : 440 m environ
Nous traversons le village de bonne heure. A sa sortie, nous empruntons une piste qui relie le village à Kelaa M'Gouna. Nous la quittons et faisons une halte sous un arbre. La température est étouffante aujourd'hui. Plus de 35°C à l'ombre. Ce n'est pas vraiment idéal pour marcher...
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Nous passons devant quelques habitations troglodytes vides de ses habitants qui sont allés plus au nord en raison de la chaleur (ils sont pas fous les nomades !). Nous traversons avec grande difficulté des gorges asséchées car l'air vient à manquer dans cet espace confiné. Pour ajouter à cette difficulté, le sol devient de plus en plus sablonneux et l'inclinaison de la pente augmente. Nous faisons des arrêts plus réguliers que d'habitude pour contenir l'effort.
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Nous arrivons à un petit village berbère absent de toute carte, sans nom officiel pour prendre le repas dans une famille. Encore une fois, nous fûmes accueilli les bras ouverts et le sourire aux lèvres malgré la pauvreté évidente de la famille. Cela reste pour nous un des meilleurs moments de partage avec des marocains. On nous a donné de l'eau alors qu'il faut plus d'une heure en mule pour remplir les bidons et du pain fait le matin même. Une hospitalité qui fait chaud au coeur ! Merci à eux. Un merci pour la vie !
Après ces moments d'échange, nous reprenons notre ascension vers un col qui atteint 2300 m. Petite pause à son sommet puis nous entamons la descente vers Amejgag (1860 m).
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Gorges d'Amesker |
Nous traversons en milieu d'après-midi le très beau village d'Amesker. Celui-ci est vide car les villageois sont au champ. A la sortie du village, nous empruntons une piste et croisons nos premiers véhicules depuis Tabant. C'est un doux retour à la civilisation.
Nous traversons les magnifiques gorges d'Amesker où nous croisons quelques habitantes qui nettoient leur linge dans le lit de l'oued. Nous continuons le long de la piste pour rejoindre Amejgag.
A partir d'ici les bourgs se font plus gros et les habitants ont le teint de peau plus noir.
Là-bas, nous faisons connaissance avec nos accueillants. Grégory s'amuse particulièrement avec Rachida, la petite fille de la famille : concours de grimaces et jeux d'eau.
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Vue d'Amejgag depuis la terrasse où un tapis prend vie |
Houcine est obligé de nous quitter pour des raisons familiales. A peine quelques heures plus tard, un autre muletier avait fait le trajet depuis Tizi pour le remplacer.
Nous partageons des moments de la vie familiale : tissage d'un tapis, fabrication du pain... Les échanges sont sincères et amicaux. Tout le monde s'inquiète pour Houcine.
Nous mangeons un couscous avec nos hôtes et discutons sur la terrasse une petite heure avec les uns et les autres. Nous partons nous coucher pour une nuit très agréable.